Aller au contenu
GeoenergyHabitat
Retour au blog

Rénovation

Classé F ou G au DPE : ce que la loi impose, et par où commencer

8 min de lecture
Réfection complète d'une couverture sur une maison ancienne en pierre, échafaudage monté et tuiles en cours de pose sur liteaux neufs

Un logement classé G ne peut plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025, un logement classé F ne le pourra plus à partir du 1er janvier 2028, et la classe E tombera au 1er janvier 2034. Ces échéances sont fermes et publiées. Ce qu’elles n’indiquent pas, c’est par où commencer : la réponse n’est pas un poste de travaux, c’est un diagnostic.

Le calendrier, tel qu’il est publié

Les seuils viennent de la loi Climat et Résilience et sont repris par le ministère de la Transition écologique, consulté en septembre 2026. Ils définissent le critère de décence énergétique : un logement qui ne les respecte pas n’est pas un logement décent au sens de la loi, et ne peut donc pas être loué.

  • Depuis le 1er janvier 2023 : consommation inférieure à 450 kWh d’énergie finale par mètre carré et par an.
  • Depuis le 1er janvier 2025 : au moins la classe F du DPE.
  • À partir du 1er janvier 2028 : au moins la classe E du DPE.
  • À partir du 1er janvier 2034 : au moins la classe D du DPE.

Ces échéances s’appliquent aux contrats de location conclus, renouvelés ou tacitement reconduits après la date concernée. Un bail en cours n’est donc pas rompu par le franchissement d’une échéance, mais il ne pourra pas être reconduit en l’état.

Ce que ça change si vous louez

Deux conséquences distinctes, et la première est souvent ignorée. La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 interdit, à compter du 24 août 2022, toute augmentation de loyer des logements du parc privé classés F et G. Le loyer est gelé, y compris à la reconduction tacite et y compris si le bail prévoit une révision annuelle.

La seconde tient au logement non décent. Selon la même source, le bailleur s’expose à être contraint par le juge, saisi par le locataire, à réaliser des travaux de rénovation, à une diminution du montant du loyer ou à la suspension de sa perception, et à une suspension de la durée du bail jusqu’à la réalisation des travaux.

La nuance que tout le monde inverse

Un locataire ne peut pas décider seul de cesser de payer son loyer au motif que le logement serait indécent. Tant qu’un juge, saisi par l’intéressé, n’a pas reconnu l’indécence, déterminé les travaux et leur délai, et ordonné la baisse ou la suspension du paiement, le loyer reste dû en entier. Cette précision protège les deux parties : elle évite au propriétaire un impayé unilatéral, et elle évite au locataire de se mettre en tort.

Ce que ça change si vous occupez le logement

Rien ne vous oblige à quitter ni à rénover un logement que vous occupez : les seuils de décence portent sur la mise en location. Deux échéances vous concernent tout de même, et elles arrivent par un autre chemin.

La première est la revente. Un bien classé F ou G se négocie aujourd’hui avec la question des travaux sur la table, et un audit énergétique est exigé dans certains cas de vente — un sujet qui a ses propres règles et que nous traiterons à part. La seconde est la facture : une étiquette basse est d’abord une consommation élevée, chaque hiver, avant d’être une contrainte réglementaire.

Pourquoi commencer par une étude, pas par un devis

L’étiquette du DPE dit qu’il y a un problème. Elle ne dit pas où il se trouve. Deux logements classés G dans la même rue peuvent perdre leur chaleur par des postes complètement différents : l’un par des combles jamais isolés, l’autre par un plancher bas sur cave et des menuiseries en fin de vie. Faire chiffrer des travaux avant de le savoir revient à parier.

C’est ce que change une étude thermique : elle identifie les postes de déperdition du logement, les quantifie et les classe par rendement. Elle dit dans quel ordre dépenser, et surtout ce qui ne servira à rien tant qu’autre chose n’aura pas été traité. Certains signes se repèrent d’ailleurs à l’œil nu, avant même l’étude.

Le piège le plus courant consiste à remplacer la chaudière en premier, parce que c’est le poste le plus visible. Un générateur dimensionné sur les déperditions d’un logement non isolé sera surdimensionné une fois l’isolation faite : il fonctionnera par cycles courts, s’usera plus vite, et l’étiquette bougera moins que prévu.

L’ordre qui fait gagner des classes

  1. Faire établir une étude thermique du logement, qui identifie et hiérarchise les postes de déperdition.
  2. Traiter l’enveloppe en premier : combles, puis plancher bas, puis murs, puis menuiseries.
  3. Reprendre la ventilation en même temps que l’étanchéité à l’air, jamais après : isoler sans ventiler fabrique de la condensation.
  4. Remplacer le générateur de chauffage en dernier, dimensionné sur les déperditions après travaux.
  5. Faire établir un nouveau DPE une fois les travaux réceptionnés, pour acter le changement de classe.

Cet ordre est celui de toute rénovation énergétique, et il ne change pas parce qu’une échéance approche. Il s’insère dans le déroulé général d’un chantier tous corps d’état lorsque la rénovation est complète. Les travaux qui en découlent ouvrent droit aux aides publiques dès lors qu’ils sont confiés à une entreprise qualifiée RGE.

Nous réalisons cette étude thermique lors de la visite technique, et elle est offerte, sans condition. Elle établit les postes à traiter et leur ordre avant tout chiffrage : le devis est gratuit, détaillé poste par poste et remis sous 24 h ouvrées.

Regardez la date de votre DPE avant tout

Les règles de calcul du DPE ont évolué, et une étiquette ancienne ne reflète pas forcément ce que donnerait un diagnostic refait aujourd’hui, en particulier pour les petites surfaces. Avant d’engager quoi que ce soit sur la foi d’une classe F ou G, vérifiez la date du diagnostic. Les échéances légales rappelées ci-dessus ont été relevées sur ecologie.gouv.fr en septembre 2026 : faites-les confirmer pour votre situation avant d’arrêter un budget.

Questions fréquentes

Non, sauf bail en cours non renouvelé. Le ministère de la Transition écologique fixe le critère de décence énergétique à la classe F au minimum depuis le 1er janvier 2025 : un logement classé G ne satisfait donc plus à la définition du logement décent. La règle s’applique aux contrats conclus, renouvelés ou tacitement reconduits après cette date.

AppelerDevis gratuit